Les travaux de Montfavet : la juste colère de certains commerçants

Publié le par Avignon 2014

Depuis le début de l’année 2013, des travaux ont débuté autour de la place de l’église et sur le cours Cardinal Bertrand de Montfavet.

 

Ces travaux, prévus pour durer initialement deux fois sept jours, dureront finalement plus de trois mois, aléas compris (et sans doute un peu plus).

 

On comprend alors la légitime colère qui habite certains commerçants de Montfavet qui ont l’impression d’avoir été manipulé par l’équipe municipale en place. Et pas simplement les commerçants de la place de l’église, mais l’ensemble des commerçants de Montfavet, quel que soit le quartier où ils exercent.

 

Avec ces travaux, c’est la pérennité de certains commerces et des emplois qu’ils génèrent qui sont en jeu. Des commerçants ont déjà commencé à licencier du personnel. D’autres vont suivre en attendant, pour quelques autres, de baisser définitivement le rideau faute de ne plus pouvoir assurer un chiffre d’affaires décent. Car si des aides sont bien prévues par la municipalité d’Avignon, elles n’interviendront au mieux, qu’à l’issue des travaux et sur la base de la production par le commerçant, de la courbe de son chiffre d’affaires des mois considérés de 2013, rapportée à la courbe de son chiffre d’affaires des mêmes mois pour les exercices antérieurs. Certains, ne résisteront pas jusque là.

 

Une fois de plus, et se sera sans doute le cas si les travaux du tramway devaient se faire, pour les commerçants situés sur le tracé ou dans sa proximité, le manque de concertation préalable est et reste la marque de fabrique de l’actuelle équipe municipale.

 

Au lieu de pratiquer le dialogue ouvert et sincère avec les commerçants et les riverains du projet ; dialogue prenant en compte l’ensemble des aspects : gêne occasionnée, perte de chiffre d’affaires, conséquences pour l’emploi, nécessité de mettre en place un dispositif d’accompagnement financier pour compenser les pertes et maintenir l’activité et l’emploi ; la municipalité ROIG organise un débat bâclé et se contente de conduire une politique de simple affichage.

 

Pour l’équipe ROIG, ceux qui grognent, à Montfavet comme à Avignon, sont de mauvais coucheurs, des empêcheurs de tourner en rond, des hommes et des femmes du passé qui ne comprennent rien du tout aux enjeux de la modernité. Brefs des ringards qu’il convient de passer par perte et profit.

 

Nous disons à Madame ROIG que cette façon de faire de la politique n’honore en rien ceux qui la font, parce que les ringards sont tous de son côté.

 

En 2014, la donne politique changera sûrement. Il sera alors temps pour la nouvelle majorité de gauche à la municipalité d’Avignon de réhabiliter le dialogue et la concertation qui ne sont pas de vains et vilains mots.

 

Jean-Marc BLUY.

 

 

Publié dans Le Président

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